Contexte
Au Togo, petit pays de l’Afrique de l’Ouest, l’agriculture est le secteur d’activités le plus important car il occupe près de 75 % de la population active. C’est une agriculture de type familial où les paysans disposent de petites exploitations utilisant une main-d’œuvre familiale. C’est ce type d’agriculture qui contribue à hauteur de 36,6 % au PIB (produit intérieur brut) mais il convient de noter que le secteur se résume pour la plupart des cas à la production et à la commercialisation des produits agricoles bruts. Dans ce même secteur, la production de l’élevage représente 14 % du PIB agricole et occupent 90 % des ménages agricoles (selon les chiffres du projet d’Appui au Secteur Agricole, mars 2011). Mais la production agricole et de protéines animales restent inférieures aux besoins du pays.
Selon les chiffres officiels, plus d’une personne sur deux au Togo n’arrive pas à satisfaire ses besoins alimentaires de base. Parmi eux, 80% sont en milieu rural et constituent la masse des pauvres.

Pour les producteurs, les débouchés pour leurs produits deviennent de moins en moins sûrs; leur revenu se voit réduit et leur niveau de vie de plus en plus précaire entraînant des familles dans la pauvreté.

Les transformateurs agroalimentaires nationaux dont la plupart sont des femmes, eux sont non seulement confronté à des problèmes d’approvisionnement en matières premières agricoles mais aussi à la mévente des produits locaux transformés. Ce qui réduit de facto leur chiffre d’affaire et les expose progressivement à des risques de faillite de leur micro-entreprise.

import
La population préfère consommer les produits importés, souvent bas de gamme et moins chers qui inondent les marchés.

Pour le consommateur, le fait qu’il ait un comportement tourné vers les produits venant d’ailleurs l’expose à des maladies nutritionnelles (diabète, obésité, cancer,…) car tous ces produits importés ne sont pas forcément de bonne qualité.

Permettre aux producteurs, souvent de petits exploitants, et à tous ceux qui travaillent dans la chaîne de valeur des produits agricoles de vaincre la pauvreté et l’insécurité alimentaire avec ses corollaires que sont la faim, la sous-alimentation et la malnutrition passe par l’augmentation de leurs revenus à travers l’incitation à l’achat de leurs produits à des prix avantageux.

C’est ce défi que l’OADEL veut relever avec créativité et réalisme.

local